retro2005

Le salon Rétromobile a lieu du 11 au 20 février 2005, porte de Versailles à Paris. Pour sa 30ème édition, le salon met en avant les thèmes : audace et innovation, prototypes d'hier, automobiles de demain... On y fêtait cette année les 30 ans de l’Amicale Facel Vega, les 40 ans de la Renault 16, ainsi que les 50 ans de la DS et de la Peugeot 403. Je vous propose une série de photos des stands avec quelques commentaires.

aff_retromobile_2005

amoureux
Commençons par le stand (animé) du Club des Amoureux des 203-403, dont le bureau et les membres sont venus en force pour ce premier jour du salon ! Pour ma part, j'y ai à nouveau trouvé convivialité, accueil sympathique et discussions passionnées et joyeuses ! Le club présentait une belle 403 Taxi G7 (photos suivantes).

403_G7_3 403_G7_2 403_G7_1 HPIM0256
La 403 Taxi G7 de 1961, présentée par le Club des Amoureux des 203-403 avec, sur la gauche, le compteur, et une carrosserie bicolore propre à sa compagnie (la G7). Ce nom de "G7" est hérité du lieu d'immatriculation des véhicules dans le système en vigueur avant les années 1950. Bien que cette 403 soit une version essence, les diesels (lancés en septembre 1959 sur la 403) était très prisés des compagnies de taxis à l'époque.

403_radovitch1 HPIM0269
Voici l'extraordinaire 403 Radovitch. C'est un cabriolet 4 places de 1958-59 (exemplaire unique) réalisé par M. Radovitch, artisan carrossier à Reims. Sur une base de berline 403, seule la plateforme a été conservée. L'artisan a réalisé une maquette à l’échelle 1:1 en fil de fer. Il a modelé les formes jusqu’à la ligne souhaitée. Les tôles ont ensuite été formées à la main. Le pare-brise a été emprunté à une Mercedes 190 SL, et les glaces latérales à une DS. Cette voiture a gagné de nombreux concours d’élégance. Moteur 4 cylindres, 1468 cm3, puissance fiscale de 8CV, et réelle 58cv din, 4 vitesses, roues arrières motrices, vitesse max : 135 km/h.

403_bernard3 403_bernard1 403_bernard2
403 coupé Bernard. Cette voiture est un unique exemplaire réalisé en 1964 par M. René Bernard, sur la base d’une berline de 1956 et surnommée “la belle de Savoie”. La partie avant a été allongée par la modification des ailes et le pavillon a été déplacé vers l’arrière et abaissé. Les portes ont été supprimées à l’arrière et les ailes modifiées pour obtenir cette silhouette de coupé. L’intérieur a été conçu avec une touche “compétition”. La mécanique a également été améliorée : bloc moteur modifié, cylindrée augmentée, alimentation par carburateur Weber double corps monté sur une pipe d’admission spécialement réalisée par M. Bernard. (4 cylindres, cylindrée portée à 1618 cm3, puissance fiscale 9cv et réelle de 96cv, transmission aux roues arrières)

403_darlmat1 403_darlmat2
La 403 coupé Darl'Mat, seul exemplaire recensé à ce jour (en dehors de 3 autres en épaves). Il a été réalisé entre 1956 et 1957 par Emile Darl'Mat, concessionnaire Peugeot à Paris. Il conserve le soubassement et l'empattement de la 203 qui a servi de base à cette adaptation.

403_der1 403_der2
L'Aventure Peugeot présentait cette berline 403 Grand Luxe, la toute dernière sortie des chaines en 1966.

403
L’Aventure Peugeot présentait également le prototype de la 403, dessiné par Pinifarina.

203_tdf_1 203_tdf_2 203_tdf_3
L'Amicale 203 présentait cette 203 Tour de France de 1954, l'un des 16 exemplaires conçus. A partir de découvrables, Peugeot réalise des cabriolets 4 places sans portes, mais avec des arceaux et des porte-vélos. Cette voiture, aux couleurs du "Parisien", ne comporte pas de plaques sur le capot.

204
Le Club 204-304 proposait cette berline de 1965, l'un des 2000 premiers exemplaires. C'est d'ailleurs la plus ancienne connue à ce jour ; elle a été conçue quelques jours avant la présentation officielle. Pour fêter les 40 ans de la 204, le 23 avril 2005, une escapade est organisée par le club 204-304 (visitez le site).

104
Une 104 ZS de 1976.

404_decoupe1 404_decoupe2
Une berline 404 découpée pour laisser apprécier ses entrailles...

peugeot_lion moto_peugeot
Peugeot LION et une moto Peugeot.

vlv
Le VLV Peugeot (Véhicule Léger de Ville). En mai 1941, dans un contexte de rationnement de l'essence, quelques constructeurs travaillent sur des véhicules moins gourmands en carburant ou fonctionnant à l'énergie électrique. Ce mini cabriolet à deux places décalées, fut ainsi utilisé en ville par les postiers ou les médecins, alors qu'une autorisation était nécessaire pour circuler. Avec ses 350 kg dont 160 de batteries, ce véhicule électrique a été construit à 377 exemplaires, entre 1941 et 1945, par les usines Peugeot de Sochaux.

avion
L’Autoplane. Pour décrire cet engin, rien de tel que cette étonnante histoire : "Août 1968, route de nuit sur la Nationale 10 entre Paris et Saint Jean de Luz. Robert Lebouder se trouve sur la route des vacances, les phares de sa coccinelle ont du mal à percer l’obscurité et les longues heures de conduite lui laissent le temps de se plonger dans ses pensées. Il se met à rêver à un moyen de transport pour se rendre sur le lieu de ses vacances en moins de 4 heures. Première solution acheter un avion mais comment faire pour se déplacer après avoir atterri ? Deuxième solution mettre la voiture dans l’avion, cela nécessite un avion bimoteur... trop cher à l’entretien, trop gourmand en carburant. C’est à ce moment précis ou Robert fit le rêve de tous... voler par ses propres moyens ou presque, il décida donc de construire une voiture volante. Robert va passer toutes ses vacances à élaborer sur le papier un prototype, chose extraordinaire Robert n’a jamais approché de près un avion. Des son retour, il se met au travail et se plonge dans toutes les revues aéronautiques et commence la construction de l’Autoplane dans son jardin situé en banlieue parisienne. La construction durera 3 ans. Le jour de l’homologation, l’inspecteur fut surpris par l’Autoplane dont les performances étaient supérieures à celles d’un avion de tourisme ! Robert volera avec sa voiture durant quatre ans. La carrière de l’Autoplane s’arrêta le jour ou le train d’atterrissage rendit l’âme ce qui entraîna la casse de l’hélice. Robert décida de ne pas réparer l’Autoplane, il la céda à un ami qui fit son baptême de l’air en...voiture !"
(Source : site web de Rétromobile)

bmw
La BMW 507 de 1955. Cette année-là, BMW produit un nouveau roadster.
Sa ligne a été dessinée par le comte Albrecht Graf Goertz.

bugatti
Une Bugatti Royale Roadster Type 41. Une longueur incroyable !

citroenC6
Citroën C6 F de 1931.

citroen_c4
La Citroën annoncée comme étant une C4 de 1924. Ce doit être une erreur ! Premièrement parce que les C4 sont apparues au salon de 1928, et deuxièmement parce qu'une C4 ne ressemble pas vraiment à ça ! Il s'agit plus probablement d'une C3 ou une 5HP. Une voiture proposée à 1000 euros (prix de départ) aux enchères.

citroen_traction cycles_terrot
Une Traction 15-6 de 1954 et une belle collection de motos "Cycles Terrot".

hispano
Chez Hispano-Suiza, on montrait tout !

jaguar_e
Une déco originale pour cette Jaguar type E
sur le stand Artcurial (vente aux enchères).

mercedes
L'impressionnant Roadster Mercedes 540 K de 1937
qui cache sous son long capot un moteur 8 cylindres de 5,4 litres à compresseur.

porsche
Peu de place pour circuler autour des voitures chez Porsche.

r16_1 r16_2
Présentation du projet R16 chez Renault, avec un nombre
impressionnant de maquettes et de prototypes.

simca
Une SIMCA.

smart
Un peu en marge, vu son tout jeune âge,
une Smart un peu particulière était proposée aux enchères.

zzz
Une belle pièce dont j'ai oublié le nom...

stela
Enfin, sur le thème principale du salon (prototypes d'hier, automobiles de demain), voici quelques images d'autos assez étonnantes en commençant par la STELA. Cette voiture, concurrente de la Peugeot VLV en 1941, "fut construite en très peu d’exemplaires par la Ste F.A.L (Forges et Ateliers de Lyon) pour faire face à la pénurie de carburant durant la seconde guerre mondiale. La plupart des véhicules à propulsion électrique était construit sur la base d’une automobile conventionnelle à moteur thermique. La STELA fut conçue intégralement par l’ingénieur Pascal. Cette imposante berline à carrosserie aérodynamique et à structure tubulaire était équipée d’un moteur central électrique. La STELA dont le poids était de deux tonnes (1tonne de véhicule-1tonne d’accumulateurs) pouvait parcourir une distance de 130 km sans recharger ses batteries. Cette autonomie est similaire aux véhicules électriques contemporains. La STELA, présentée au salon Rétromobile, est unique au monde et il faut la considérer comme un rare témoin d’une période difficile de l’histoire de notre pays. A la fin de la guerre cette extraordinaire automobile fut murée au fond d’une grange et tomba dans l’oubli durant plus de 30 ans. Dans les années 80, l’historien Lucien Loreille fit la découverte de la STELA ainsi que tout le système qui permettait de recharger les batteries. La STELA fait partie de la collection du Musée Henri Malartre – Ville de Lyon". (Source : site web de Rétromobile)

panhard
La Dynavia.
"En 1945, à la sortie de la guerre, Louis Bionier, ingénieur de la maison Panhard, est un homme travailleur, discret et secret. Il termine une étonnante maquette d’une voiture aérodynamique. Il trouve l’inspiration de ses recherches en étudiant le vol des oiseaux et en observant le déplacement des poissons. Trois ans plus tard une voiture révolutionnaire faisait ses premiers tours de roue "La Dynavia". Ce prototype met en évidence les principes d’une voiture moderne qui feront école dans l’histoire de l’industrie automobile. La carrosserie profilée est en alliage léger ce qui permet d’utiliser un moteur en aluminium de deux cylindres de 610 cm3 à refroidissement par air ne développant que 28 cv. Cette automobile révolutionnaire pouvait rouler à la vitesse de 130 km/h en accueillant quatre passagers pour une consommation d’essence de 5 l aux 100 Km. L’étude de la Dynavia fut si avancée que le constructeur décida de construire sa sœur jumelle. Ce second modèle fut livré par la route à un concessionnaire de la marque Panhard à Grenoble. Ce fut un particulier de la région qui acheta la deuxième Dynavia pour une utilisation quotidienne. Puis on perdit toute trace de cette étonnante automobile... Avis aux amateurs : il y a un peu plus de 40 ans une Dynavia sillonnait les routes de l’Isère. La Dynavia est la propriété de la S.C.M Panhard et Levassor et est exposée
au Musée National de l’Automobile de Mulhouse- Collection Schlumpf." (Source : site web de Rétromobile).

gregoire
La SOCEMA Grégoire.
"Le grand public découvre au Salon de l’Auto d'octobre 1952 une étonnante automobile à la carrosserie profilée cachant dans ses entrailles une turbine à gaz. A cette époque l’industrie aéronautique développe des programmes de construction et de mise au point des turboréacteurs et des turbopropulseurs. La S.O.C.E.M.A (Société de Constructions et d’Equipements Mécaniques pour l’Aviation) expose plusieurs propulseurs au salon de l’aviation de 1949. Les responsables du programme de développement des turbines s’intéressent à la locomotion terrestre. L’idée de concevoir une turbine à gaz très compacte et de la monter dans une voiture était née. La partie automobile de ce projet fut confiée à un ingénieur français : Jean Albert Grégoire. La plate forme du prototype est en aluminium coulée. La réalisation et le montage de la carrosserie se fait chez Hotchkiss. Pour la transmission on utilise une boite Cotal électromagnétique. Etant donné qu’une turbine ne génère aucun frein moteur, c’est un système de freinage électromagnétique "TELMA" qui fut monté sur la transmission. La turbine à gaz de ce prototype qui pèse 130 kg a été, en théorie, conçu pour entraîner les 1300 kg de la voiture à 200km/h. La mise au point définitive de la SOCEMA Grégoire était loin d’être atteinte, les problèmes de température, de consommation et de coût de construction de la turbine se rajoutèrent à la conception d’un système de freinage complexe. Peu de temps après sa présentation officielle au journaliste et une très éphémère campagne d’essai le projet futuriste de la SOCEMA Grégoire fut abandonné. La SOCEMA Grégoire est la propriété de l’Automobile Club de l’Ouest et est exposée au Musée de la Sarthe "Circuit des 24 Heures du Mans". (Source : site web de Rétromobile)